Les pellicules s'effritent, les photographies jaunissent, et le c½ur oublie. Le temps passe.

Les pellicules s'effritent, les photographies jaunissent, et le c½ur oublie. Le temps passe.

Elle s'est rendu compte d'une chose aujourd'hui : elle est guérie.

Cette putain d'histoire qu'elle traînait derrière elle comme un boulet depuis des années... Elle était devenue exemplaire, elle voulait limiter les dégâts. Elle ne remuait pas le couteau dans la plaie, ne regardait pas les photos, ni les blogs. Elle avait viré toutes les photographies, perdu les affaires qu'il lui restait. Mais malgré tout ça, elle avait tellement peur de continuer à se faire mal qu'elle se forçait à ne pas y penser. Aujourd'hui, elle se rend compte que c'était bien bête car si elle y avait réfléchie deux petites secondes, elle se serait rendu bien plus tôt compte qu'elle n'en avait plus rien à foutre. Elle avait aujourd'hui brisé cette exemplarité en tombant par hasard sur un reste, un rebut traînant sur la Toile. Pas de pincement au c½ur, pas de paupières humides, de l'indifférence. Elle est guérie.

Aujourd'hui, tout va bien. Ou presque. Elle a envie de sourire bêtement. Elle a travaillé aux Editions Delcourt pendant quatre mois et elle s'est épanouie, elle a fait le salon du livre de Paris et la Japan Expo sur les stands d'éditeurs, elle refait le salon de Montreuil avec Bragelonne, elle a passé deux semaines formidables en Haute-Savoie, elle vit pratiquement à Paris, elle a son bel appareil photo, elle a eu son DUT Métiers du livre haut la main, l'année prochaine elle rentre en troisième année à la fac, elle a sa Chouk qu'elle aime ♥ et puis son Bichon, et puis il y a tout ces bons moments que l'on passe en retrouvant ceux qu'on ne voit pas assez souvent, et aussi ceux qui partent loin l'année prochaine, qui vont nous manquer...





Photo : Anne et moi, la soirée maudite de la photo. LA photo potable !
Extraits : « Attends ! J'te fais de la lumière avec mon flash pour arroser tes plantes ! »
« Vas-y bouge ton corps, fais l'amour à l'appareil photo ! »
Notes : Arrêter de prendre les photos à l'arrache, juste pour le plaisir de mettre nos conneries sur pellicule. Penser à fermer les portes, et prendre un endroit neutre. Penser à arrêter les photos dossiers.
Anne, j'te kiffe ♥ ^^

# Posté le samedi 22 août 2009 06:05

"Je serai là..."

"Je serai là..."
Elle a peur des mots. Elle a peur du sens et des répercussions qu'ils peuvent avoir. Elle a peur qu'ils la blessent. Elle a peur de leur pouvoir. Elle reste alors des heures devant sa page blanche, le clavier au bout des ongles. Mais aucune musique ne sort de l'instrument en plastique.
Pourtant, elle les a aimé. Elle leur a porté un amour inconditionnel. Ils étaient là à chaque fois qu'elle avait besoin d'eux. Ils permettaient d'exorciser tous les sentiments contradictoires qui se battaient au fond d'elle. Mais un jour, elle s'est trouvé d'autres amours, et les mots, délaissés, décidèrent un jour de rester muets.
Évidemment, les amours passent ; et pour assécher ses larmes elle décida de reprendre le clavier. Mais rien à faire. Les mots avaient beau sortir de ses doigts, elle ne trouvait plus le bien-être qu'ils lui apportaient autrefois. Elle avait beau s'entêter, les mots devenaient biscornus, les phrases se mouvaient et l'essence même des mots lui échappait.

Le clavier fut brisé, les fils électriques arrachés, une étoile ornait désormais l'écran. Le sol en prit également pour son grade, les vitres explosèrent sous tant de rage. Mais elle avait beau déverser toute sa colère, et toute son angoisse... La douleur restait bien ancrée.
Elle n'avait plus que ses maux.



05/09/2009

Les photos brûlaient au fond de la corbeille à papier. Une fumée âcre s'en échappait, asséchant la gorge et brûlant les poumons. Parmi elles, gisaient un canard autrefois vert, quelques Jojo's, des tickets de cinéma, de théâtre... Elle les regardait se consumer, devenir informes et perdre de leur éclat. Elle se sentait lasse, l'envie avait déserté son corps. Elle ne savait plus quoi faire de son corps qui l'encombrait, trop lourd, trop imposant dans l'espace. Sous son t-shirt trop grand, elle frissonnait. Ses jambes nues martelaient le bois du lit, mais les sons ne résonnaient plus dans sa tête. Elle était dans son ailleurs, un ailleurs brumeux et insonorisé. Les images et les sons s'altéraient pour ne devenir qu'un lointain souvenir. Ses yeux irriguaient la peau de ses joues, et un doux craquement se fit entendre. Le c½ur brisé n'était maintenant que de petits morceaux grisâtres, de petits morceaux de poussière.



14/09/2009

Ses pieds glacés martelaient le sol de vieux bois. Ils se cognaient régulièrement aux débris de son amour déçu. Son odeur remplissait toute la pièce. Les lettres et les photos n'étaient plus que tas de cendres voletant dans l'air frais de l'aube. La nuit avait été longue. Les cris de rage succédaient aux sanglots, les plaies aux larmes, et ce n'est qu'en voyant les premières lueurs que son c½ur cessa de battre la chamade. Il semblait maintenant plus mécanique. POUM. POUM. POUM. Il avait perdu sa course folle, la tristesse et la colère cessant de s'entrechoquer au petit matin. Les yeux étaient à nouveau perdus, regardant sans les voir les bouts de c½ur brisé. Les pieds s'ouvraient en marchant dessus, mais la douleur avait déserté durant un instant le corps. De son amour, il ne restait plus grand-chose, seulement quelques mots traînant dans les coins et le corps d'un canard en plastique vert. Ses doigts malhabiles s'approchèrent. Les flammes, en lui léchant les ailes, lui avait donné une teinte brunâtre sur le dessous. Ses yeux autocollants avaient glissé, mais les sentiments qui s'y attachaient n'avaient, eux, pas changé.



Laetitia
Photo : Lac en Mayenne

# Posté le lundi 14 septembre 2009 10:36

Il y a quelque chose qui cloche dans mon cerveau.

A quoi bon écrire ? Ça ne change ni les choses ni les gens. Ça ne me change pas. Plus maintenant.
Alors ça reste là, enfouie. Pour le meilleur et pour le pire.
J'ai juste envie de dire adieu. Adieu à tout ça.

Adieu à tous ceux pour qui j'ai écris, ceux qui m'ont fait écrire, ceux qui m'ont fait sourire, ceux qui m'ont fait pleurer, ceux qui m'ont brisé le c½ur et ceux qui m'aidaient à le repriser.

Mais on a beau arrêter d'écrire, les souvenirs, eux, ne s'effacent pas. Ce qui est parfois bien dommage.
J'aimerais bien avoir la machine de "Eternal Sunshine Of The Spotless Mind" pour éviter qu'une pensée vienne me frôler malencontreusement et briser à nouveau tout ce que j'essaie de reconstruire.

J'ai envie de t'oublier.

Mais la seconde personne restera toujours aussi impersonnelle.

La vie est faite de rencontres. Une parmi tant d'autres. Mais certaines comptent plus. Pour le meilleur et pour le pire. L'amour est une foutaise. Mais j'aime les choses sans intérêt, et ceux qui leur donne forme.


Laetitia

# Posté le mercredi 18 novembre 2009 14:22

Il y a des jours comme ça où on aurait voulu que ce soit différent.

Il y a des jours comme ça où on aurait voulu que ce soit différent.
Chaque jour, je prends conscience que les relations avec les autres sont compliqués, il faut toujours s'adapter, hors de question d'être totalement soi-même. Que ce soit dans les relations professionnelles, amoureuses, amicales... il faudra toujours faire attention à ce qu'on fait, à ce qu'on dit.

Je voulais écrire quelque chose d'optimiste sur ce satané blog, pour une fois. Mais l'incompréhension, la colère, la tristesse et bien d'autres sentiments ont surgit ces derniers temps. Parfois, j'aimerais rester enfermée dans ma bulle, ne plus souffrir de ces évènements extérieurs.

Nous avons grandi, le temps du lycée est depuis bien longtemps révolu. Tout le monde a tracé sa route, chacun de son côté. Parfois les chemins se croisent, ou bien restent parallèles, mais dans l'ensemble nous évoluons tous dans une direction différente. Beaucoup d'entre nous ont déménagé, Saint-Quentin n'est plus vraiment notre chez nous. Aujourd'hui, c'est Paris, Nancy ou encore La Rochelle. Nous rencontrons de nouvelles personnes, nous nous trouvons de nouvelles occupations. Nous nous détachons de notre vie d'avant. Mais ce détachement n'est pas un oubli. Les personnes qui ont compté restent là, même si on ne les revoit pas pendant des mois ou bien des années. Les nouvelles se font rares, ce n'est pas pour autant qu'elles ne nous manquent pas.
Aujourd'hui, nous nous revoyons grâce aux soirées des uns et des autres, autrement dit deux à trois fois par an, et encore. Et pourtant, à chaque fois on se dit « il faut qu'on se voit plus souvent ». Mais la soirée terminée, tout le monde retourne à sa nouvelle vie ; ses études, ses nouveaux amis, son nouvel amour.

Alors j'aimerais dire à certaines personnes qu'elles me manquent, que je pense souvent à elles, et que ce n'est pas parce que je ne leur écris pas qu'elles n'existent plus. Je pense par exemple à ma Chouk dont je n'ai pas eu de nouvelles depuis deux mois, mais au fond je sais qu'on ne s'aime pas moins. Aucune de nous deux ne donne spécialement de nouvelles, mais les retrouvailles sont toujours merveilleuses. Ou je pense aussi à ma Meelee que je n'avais pas revu depuis un an alors qu'on ne se quittait pas au lycée. Nous avons chacune nos vies maintenant, mais c'est toujours un plaisir de se revoir. Je pense aussi à plein d'autres gens qui m'ont bien souvent reproché de ne pas donner de nouvelles. Mais avant de jeter la première pierre... Donnez-vous, vous aussi, des nouvelles ? Bien souvent, non. Je trouve ça donc un peu facile de faire ce genre de reproches. Donner des nouvelles ce n'est pas envoyer un mail et attendre de voir ce qu'il se passe. Une relance ne fait jamais de mal à personne.

Parce qu'évidemment un mail sans réponse devient bien vite un grand drame, et c'est ce genre de chose qui me met hors de moi. Mettons les choses au clair...
Je réponds toujours aux mails, je vous l'accorde pas toujours le jour même. Ça peut prendre quelques jours, quelques semaines, mais je finis toujours par y répondre. Bon là, j'ai les mails d'à peu près un mois qui attendent au chaud dans ma boîte de réception. Promis, je réponds ce mois-ci ^^.
Ensuite, je m'organise super mal, résultat je n'ai le temps de rien faire. Les week-ends sont toujours pris à cause de mon taf à Saint-Quentin, et les soirs en semaine, je profite de mon amoureux. Là-dedans, on essaye de caser quelques anniversaires ou soirées prévues à l'avance. Brefffff je suis o-ver-boo-kée xD Sans rire, bordel, je n'ai même pas le temps de voir mes anciens potes, alors arrêter de me gaver avec vos « faut toujours te prévenir vachement à l'avance pour pouvoir te voir » ou vos « on habite à 30 minutes de métro et on se voit jamais ». Même si ça me fait toujours plaisir de vous voir, je n'ai pas le temps. J'entends d'ici les « quand on veut on peut », ben moi j'aimerais pouvoir me séparer en plusieurs morceaux pour pouvoir être à Saint-Quentin, être avec mon amoureux, voir vos gueules de cons, sauter au coup de ma meilleure amie, tout en bossant mes partiels qui arrivent, et arriver à l'heure à la médiathèque pour enlever les doigts gluants des gamins sur les livres. Et tout ça, ça me fatigue.
Je sais bien qu'on est un peu tous pareils, mais certaines personnes ont épuisé mon quota de patience. J'enchaîne deux semaines non stop sans un week-end à cause du salon de livre de Montreuil, j'ai passé une semaine à sourire toute la journée à des sales mioches qui te prennent pour une cruche en essayant de voler des livres sur ton stand, je suis exténuée, je stresse pour mes partiels, et voilà que certaines personnes me tapent leur crise... Alors oui, il est sans doute tant que ça s'arrête. Je n'ai pas envie de passer le reste de ma vie à me justifier à chaque fois parce que je ne donne pas de nouvelles, ou parce que je ne peux pas voir telle ou telle personne.

Les vrais amis sont ceux qui nous aiment pour ce que nous sommes, avec notre mauvaise humeur et nos cheveux gras. Ce sont ceux qui sont toujours là même si nous ne donnons pas de nouvelles pendant un certain temps, ceux qui sont heureux de nous revoir malgré les mois qui sont passés... Les vrais amis sont ceux qui comprennent que parfois on met tout en parenthèses pour se concentrer sur certaines choses, ce sont ceux qui comprennent que malgré tout on sera toujours là, et que ce ne sont pas quelques mots ou mails échangés ou non qui changeront quelque chose.

Ce qui me désole, ce sont les personnes qui ont par exemple lâché ma Chouk lors de sa première année de médecine parce qu'elle bossait trop, qu'elle ne pouvait pas tellement sortir et qu'elle préférait passer ces rares moments de liberté avec Bichon qu'avec les autres. Ce sont ces personnes qui n'arrivent pas à comprendre qu'elles ne sont pas nos priorités dans l'immédiat, mais qu'elles comptent quand même. Au final, ce sont elles qui sont égoïstes, car lorsqu'on tient vraiment à quelqu'un on essaye de comprendre pourquoi, et lorsqu'on tient vraiment à quelqu'un on l'attend.

Pour conclure, je m'excuse auprès des personnes à qui j'ai tardé à répondre, une réponse viendra sous peu. Les personnes qui comptent vraiment, je peux maintenant les compter sur mes doigts, mais au final je connais aujourd'hui les essentiels.
Je ne changerai pas, je ne vais pas subitement envoyer des nouvelles toutes les semaines et vous proposer des soirées à tout va, pour ceux que ça dérange n'hésitez pas : supprimez-moi de Facebook et de MSN (de toute façon je n'y vais plus), vous n'en valez pas le coup.


Sale con.

Pix : Fête de l'Huma 2009 avec Gwen ♥
Laetitia
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# Posté le mardi 01 décembre 2009 15:45

Modifié le mercredi 02 décembre 2009 12:42